NUMÉRO 1

AUTOMNE 2017


Disponible début octobre 2017

Ce numéro propose 5 port-folios, dont trois consacrés aux ressources naturelles dont l’exploitation soulève immanquablement des problématiques environnementales et sociales. Christophe Hargoues s’est intéressé au cas particulier de la dépendance énergétique d’une petite île à l’extrême ouest de la région, l’île de Sein, qui brûle du fioul pour fabriquer de l’électricité alors qu’elle pourrait profiter de son exposition privilégiée aux forces du vent et de la houle. À contrario, Rodolphe Marics raconte le combat d’une association qui refuse l’exploitation des bancs de sable coquillier, afin de préserver la biodiversité marine qui fait vivre pêcheurs, ostréiculteurs et acteurs touristiques. Enfin, à l’heure où de grands groupes industriels s’intéressent au sous-sol breton, Gaël Cloarec a suivi les périgrinations de Malo, atypique orpailleur, qui cherche des poussières d’or pour enrichir sa philosophie de vie. Les deux autres sujets sont les costumes bretons par Charles Fréger et une série de portraits, doux et brumeux, des habitants de Brest, par Vincent Gouriou.

 

Charles Fréger

Charles Fréger poursuit, depuis le début des années 2000, un inventaire intitulé « Portraits photographiques et uniformes ». En Europe et un peu partout dans le monde, avec ses séries consacrées à des groupes de sportifs, de militaires ou d’étudiants, il s’intéresse aux tenues et aux uniformes.
En référence aux portraits peints par les maîtres anciens, les profils médiévaux ou la présence frontale des figures de la Renaissance dont les attributs indiquent le rang et la qualité sont autant de sources du travail de Charles Fréger. Portraits peints d’hier et photographies d’aujourd’hui semblent se répondre dans ces images posées et emblématiques où se distinguent les signes d’appartenance, d’adhésion ou d’existence.


A la manière d’un chasseur de papillons, Charles Fréger poursuit son inventaire mondial des costumes. Il s’est arrêté quelques temps en Bretagne pour une résidence photographique et nous livre une galerie subtile des apparats vestimentaires bretons.

Vincent Gouriou

Né en 1974, Vincent Gouriou vit à Brest. Depuis 2012, il poursuit un travail photographique centré sur le portrait et la question de la (re) construction de soi selon des particularités physiques, psychologiques ou sexuelles.

Vincent Gouriou travaille également pour la presse (Télérama, Le Monde, Libération, La Croix, La Vie…) et pour des commandes institutionnelles.


Mystérieux, sensuels, profonds… les portraits que Vincent Gouriou a fait de ses amis, de ses voisins, d’inconnus ont quelque chose de fascinant. Leur normalité et leur intemporalité leur confèrent paradoxalement une poésie douce, silencieuse.
À la vision de ces portraits, nous devenons ces gens, nous les aimons.

Gaël Cloarec

Gaël Cloarec commence la photographie en 2009 lorsqu’il part vivre à Mayotte. Il s’intéresse alors à la transformation de l’île qui deviendra le 101ème département français. A son retour, il suit le mouvement des Bonnets rouges en Bretagne pendant 1 an et demi puis intègre l’agence de presse Andia. Après quelques workshop, il décide d’aller encore plus loin dans sa formation et intègre l’école des métiers de l’information (EMI ), section photojournalisme en 2015.

Son domaine de prédilection tourne autour de l’humain et des contextes exceptionnels qui le conditionnent. Son reportage Une journée pour fuir dans le Kurdistan de Turquie a été finaliste du prix étudiant Paris- Match en 2016.

Il collabore avec Amnesty International, Médiapart, Le Parisien Magazine, Le Figaro…


Gaël Cloarec a suivi les périgrinations de Malo, atypique orpailleur, passionné d’archéologie et d’histoire, qui cherche des poussières d’or pour enrichir sa philosophie de vie. Ce n’est pas pour l’appât du gain qu’il fouille tourbières et rivières, mais pour retrouver les savoir-faire et techniques anciennes du travail de l’or.

Rodolphe Marics

Auteur photographe, né en 1966 à Nantes. Basé entre Rennes et Saint-Malo. Après des études d’architecture et une formation de «reporter d’images» à Paris, il devient photographe indépendant en 1995 pour la presse magazine et la communication. Depuis toujours passionné par le vol libre et l’aviation, il découvre l’ULM (paramoteur et multiaxes) en 2007. La photographie aérienne devient un nouvel axe pour son travail sur le paysage.

Travaille principalement sur le paysage géographique et humain, mêlant vision poétique et documentaire. De récents voyages aériens en Afrique et en Inde à bord de son ULM, sont de nouvelles sources de découvertes et d’inspiration…

Rodolphe Marics est membre du studio Hans Lucas depuis 2015.


Auparavant, l’exploitation des ressources naturelles était synonyme de richesses et de progrès. Aujourd’hui, nous connaissons les contraintes et les dégâts environnementaux qu’elle induit. La destruction des milieux naturels et de la biodiversité ne laisse plus les gens indifférents.

Christophe Hargoues

Sa première vie est «forestière». Ingénieur de formation, il travaille au sein de cette filière pendant huit ans.

En 2007, il sort du bois et décide d’entrer en photographie. Parallèlement à ses commandes réalisées essentiellement dans la photographie sociale, ses travaux personnels s’orientent naturellement vers des univers graphiques et composés, décalés, parfois teintés d’humour et de poésie.

Né à Montpellier en 1973, il vit et travaille à Paris.


L’île de Sein n’est pas un modèle écologique.
Ce petit territoire brûle des milliers de litres de fioul pour subvenir à ses besoins en énergie alors que les éléments qui l’entourent pourraient fournir la totalité ou une grande partie de cette énergie. Des habitants se mobilisent pour que le vent, la houle ou le soleil remplacent les énergies fossiles.

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